Article paru sur le site de Marianne sous le titre "Front de gauche : changer ou disparaître" - Il aura fallu trente ans au Front national pour améliorer, aux élections européennes, son score historique de 1984. Inexistant au scrutin de 1979 (seuls 0,76 % des inscrits votaient pour lui), le parti de Jean-Marie Le Pen multipliait par huit son nombre de voix cinq ans plus tard et talonnait le Parti communiste français. A cette époque, le vote était protestataire : contre l'insécurité, contre le chômage et la crise attribués en partie à l'immigration, et contre le « tournant de la rigueur » opéré par le Parti socialiste en mars 1983. Mais qui se souvient qu'en 1984 le Front national était ultralibéral et pro-européen tandis que ceux qui s'opposaient radicalement à la construction européenne étaient les communistes ?
Trente ans plus tard, les r&
Commentaires
Quel étrange retournement, en effet :
Pour quiconque a compris que l'enjeu est aujourd'hui la lutte contre le libéralisme, véritable machine à détruire les États et leurs acquis sociaux, il suffisait de garder en tête ses trois composantes que constituent les "libertés" inconditionnelles de circulation et de transaction :
- des capitaux (actifs et monnaie)
- des marchandises (biens et services)
- des personnes (main d'oeuvre)
À ces trois composantes, seule Marine Le Pen sut apporter la contradiction en se prononçant contre:
- la monnaie unique
- l'abandon de toute frontière
- l'absence de tout contrôle
Où est-il passé, ce temps où Jean-Luc Mélenchon nourrissait ces arguments de ses propres images:
"Tout être vivant a besoin de frontières pour subsister. En biologie, même un être monocellulaire possède une membrane qui le protège et l'empêche de se dissoudre dans le milieu" !