
Dans un monde où se mettent en place de grands pôles
de puissance, et où bon nombre de problèmes n'ont de solution que
planétaire, il faut indiscutablement De l'Europe, mais pas de l'Europe
libérale actuelle. Pour la penser, on ne saurait toutefois rester
frileusement prisonnier des institutions existantes, ni se cramponner
au périmètre actuel de l'UE.
La conférence internationale d’Accra (Ghana) sur le changement
climatique s’est achevée le 27 août dernier. Le constat, à l’heure de
sa clôture, était le même que pour les rencontres précédentes :
quelques avancées timides, mais aucun accord global de réduction des
gaz à effet de serre en vue. Et malheureusement, cette conclusion
pourra sans doute resservir pour la prochaine rencontre, qui se
déroulera à Poznan (Pologne) du 1er au 12 décembre. Car, face à cette
menace écologique gravissime, la communauté internationale est
littéralement prise au piège des choix politiques qu’elle effectue
depuis près de trente ans.

Un article de Vincent Defait dans l'Humanité du 7 septembre
